Le Tilleul du Gâtinais

07 juin 2017

Typologie artisanale

Résultat de recherche d'images pour "artisan dessin"Si les travaux ne nous font pas peur, voire même nous emballent, nous sommes également conscients de nos limites et savons pertinemment que certains travaux nécessitent l'intervention de professionnels.  Trouver le bon artisan s'avère être une tâche toujours particulièrement ardue et de longue haleine. Une expérience préalable dans le domaine apprend à rester zen, à bien gérer l'artisan indélicat et finalement, à trouver la perle rare. 

C'est pourquoi je vous fais partager ma petite typologie artisanale. Vous me remercierez plus tard.

  • L'artisan fantôme : il ne répond pas au téléphone car il est sur un chantier. Vous laissez donc vos coordonnées téléphoniques sur son répondeur mais il ne vous rappelle jamais. Vous rappelez la semaine suivante et,  après 38 sonneries, coup de chance, il répond.  (il est super énervé par vos 38 sonneries). Oui, il a bien eu votre message mais il n'avait pas le temps de vous rappeler. Il précise bien qu'il n'a pas que ça à faire et qu'il n'est pas à votre disposition. Mon conseil : ne le choisissez pas, il ne sera jamais joignable et n'en fera qu'à sa tête. Vous perdrez votre temps. Il risque même de vous planter en plein chantier.
  • L'artisan machiste : il déteste traiter avec une femme. Selon lui, une femme ne connait rien aux travaux, est incapable de faire la différence entre une fosse septique et une station d'épuration, ne distingue pas un clou d'une vis. Il arborre en permanence un air bourru et peut même aller jusqu'à faire des remarques sexistes dans votre dos voire carrément devant vous pour amuser la galerie : "est-ce que je vous dis comment vous devez cuisiner, ma p'tite dame ?" Mon conseil : si vous le choisissez, restez glaciale et montrez-lui que vous maîtrisez le sujet. (il y deux semaines, je demande un devis à un commercial pour un dallage en pierre. Il me répond d'un air blasé jusqu'à ce que je lui demande des précisions : "puis-je couper les dalles avec ma meuleuse ? faut-il  un enduit spécial afin de protéger la pierre  des projections d'eau ? Quelle colle utilise-t-on ?" Comprenant que j'ai quelques connaissances, le monsieur se radoucit jusqu'à devenir carrément obéissant : il m'a fait parvenir son devis le lendemain même.) Si son côté macho s'exprime toujours pendant les travaux, montrez-lui qui est le boss : "vous avez le choix : soit vous faites ce que je vous demande, soit je ne vous paie pas. C'est vous qui voyez". Plantez-lui votre talon aiguille dans la poitrine, il sera doux comme un agneau.
  • L'artisan sourd et têtu : il ne prend pas en compte vos demandes. Vous aviez demandé des toilettes suspendues mais il a fait une évacuation dans le sol à 50 centimètres du mur du fond. Vous vouliez la colone de douche sur le mur du fond, il l'a installée sur le mur de droite. Pourquoi alors que vous lui aviez fait part de vos souhaits ? Il vous jurera qu'il ne l'a pas fait exprès, mais la raison est tout autre : c'était beaucoup plus simple pour lui, alors pourquoi s'enquiquiner avec les demandes des clients ? Et, puis, le client une fois devant le fait accompli ... Mon conseil : soyez sur le chantier tous les matins et tous les soirs pour suivre pas à pas l'évolution des travaux et redonnez chaque matin à votre artisan vos instructions pour la journée. Bor-du-rez !
  • Vous pouvez aussi tomber sur l'artisan fantôme, machiste, sourd et têtu ! Mon conseil : le suicide me parait la seule solution envisageable.
  • La perle rare : il répond aimablement à vos messages, il détaille avec vous tous les avantages et les inconvénients de tel ou tel matériau, de tel ou tel procédé, de telle ou telle installation. Il vous envoie un devis rapidement. Il assure un service après-vente. Il s'en tient à un calendrier précis, il est là à l'heure. Il est joignable. Il effectue un travail impeccable, le chantier est propre, rien ne traîne derrière lui. Mon conseil : virez tous les autres et ne gardez que lui. Au besoin, épousez-le ! 

Résultat de recherche d'images pour "chippendale"

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29 mai 2017

Les voleurs de la grande ville

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Comme il faisait beau et chaud ce week-end et n'y tenant plus, nous avons décidé de jeter un petit coup d'oeil à notre future maison. Nous quittons donc la capitale jeudi matin et rejoignons Souppes-Sur-Loing en voiture. Plus que quelques kilomètres de route dans la campagne de Souppes et ... et ... et ... et nous ne retrouvons pas le chemin de la maison.

La raison est simple : c'est la deuxième fois que nous nous y rendons seuls et la végétation a incroyablement changé en trois petites semaines. Avant, tout était jaune la faute au colza en fleurs et les feuilles des arbres venaient tout juste d'apparaître, toute la végétation était donc plus clairsemée. En pur produit urbain, nous sommes surpris par la rapidité des changements qui rendent le paysage méconnaissable. Et puis nous avons acheté une maison entourée de jaune. La jaune ayant disparu, nous sommes sur le point de demander un remboursement. Il y a clairement eu tromperie sur la marchandise ! De vrais parisiens qui découvrent la campagne ...

Nous nous trompons donc deux fois de route pour finalement retrouver notre tilleul plus majestueux que jamais, son feuillage beaucoup plus dense bruissant sous l' effet de la brise.

Nous pique-niquons dans l'allée n'étant pas encore propriétaire.

Mais la tentation est trop grande pour nos enfants d'enjamber la barrière. Ni une, ni deux, ils sont de l'autre côté. Tandis que nous en profitons pour faire une petite sieste à l'ombre d'un arbre. Je regarde le ciel sans nuage quand soudain une nuée d'oiseaux passe. A cette heure-ci et sous cette chaleur, les oiseaux font comme nous habituellement : ils se reposent à l'ombre. Je me demande bien ce qui peut bien se passer. C'est alors que je comprends : mes deux garçons ont couru jusque derrière la maison où se trouve le cerisier ; un cerisier chargé de fruits à voir le nombre d'oiseaux que mes enfants ont dérangés en arrivant. J'entends les cris de mes fils : "Maman, viens voir ! Il y a plein de cerises !" Ils reviennent gaiement réclamer un petit bol histoire d'en cueillir pour notre dessert. De jolies cerises bien charnues à portée de main (cette année, les oiseaux profiteront une dernière fois de celles qui sont plus haut ; l'année prochaine, il y aura bataille).

Nous avons dégusté dans la joie ces cerises les meilleures du monde et en avons rapporté un petit pochon à Paris le soir. C'est ainsi que nous nous sommes transformés en voleurs de cerises d'un jour. Même pas honte !

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23 mai 2017

Influences

Résultat de recherche d'images pour "cahier de tendances"Las d'attendre la signature chez le notaire qui ne se fera que dans deux très longs mois, je poursuis mes recherches en matière de décoration. Mes goûts se portent vers une décoration style cottage anglais chaleureuse et simple. Ajoutez-y quelques pincées de style gustavien et le tour est joué.

Affinons mes choix : ce que j'aime dans le style cottage anglais, ce sont les meubles de campagne simples, les canapés douillets et les couleurs chaudes. J'aime un plaid écossais ou une nappe imprimé cachemire, une gravure d'une chasse à courre, un livre en cuir posé sur un plateau à thé. Un style britannique presque masculin, bien plus country club que shabby. Car je dois bien le reconnaitre, je déteste le style shabby chic avec fleurettes et blanc pâtiné que je trouve culcul à souhait. Le style que je préfère est plus austère mais réchauffé par des lampes, des tapis.

Dans le gustavien, je choisis les murs, sols et poutres clairs. Des tissus très simples comme le vichy bleu pour les coussins, rideaux et nappes de la cuisine. 

Si cette association peut paraître bancale à certains, je crois moi, qu'un goût éclectique en matière de décoration rend un décor bien plus intéressant et chaleureux, même si ce décor est aussi plus difficile à réussir. L'unité se fera alors par les couleurs, ou bien par les matières (unité des boiseries - claires les boiseries, pas repeintes - , ou bien unité des textiles).

Enfin, si je sais en gros ce que je veux, je sais aussi parfaitement ce que je ne veux pas. Ainsi que je vous l'ai dit précédemment, le shabby chic ne passera pas ma porte. Même punition pour le gris. Ah le gris ! Le gris partout. Le gris dans toutes les maisons. Le gris dans tous les magazines. Le gris dans tous les blogs déco. Je fais une indigestion de gris. C'est dit ! Les meubles pâtinés gris (bien sûr), les meubles pâtinés blancs : même punition. Je fais une overdose. 

 

Voici en photos ce qui me plait. Vous prenez toutes ces photos, vous les mélangez et vous obtiendrez le futur décor de ma maison de campagne.

I- Côté salon :

Résultat de recherche d'images pour "rustic english cottage style"

douce ambiance:

 

 

Cosy country home | Image via media-cache-ec0.pinimg.com:

Beautiful large oak table picture lamps - Reading chair bookcase - stone flooring.:

 

II- Côté cuisine :

Monochrome bleu sérénité.:

 

Cuisine de campagne bleu:

Lars-Sjobergs-house-featured-in-Country-Style-by-Judith-and-Martin-Miller11-500x484:

 

poutre en bois massif pour la cuisine moderne:

 

.:

 

Il n'y a plus qu'à ...

 

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19 mai 2017

Rêveries

Résultat de recherche d'images pour "image d'epinal"L'un de mes plaisirs, en tant que décoratrice amateur, est bien sûr d'imaginer le futur intérieur de ma maison de campagne. Pour moi qui aime les vieilles pierres, il est indispensable de respecter la bâtisse et ses proportions initiales.

Lorsque nous avions rénové notre appartement parisien, nous avions déjà tenu à conserver tous les atouts et le cachet de l'haussmanien et dans la mesure du possible, à renforcer cet aspect : ainsi, lorsque nous avions remplacé les grandes fenêtres, nous avions choisi des fenêtres avec de jolies moulures et des poignées en laiton ; faire poser des fenêtres avec poignées en plastique eut été pour nous une ineptie. Nous avons bien évidemment conservé le parquet d'origine, les moulures, les cheminées, les trumeaux dorés et les corniches. Certes, nous avons rendu cet appartement fonctionnel avec une cuisine et une salle de bain modernes, mais l'esprit parisien est présent dans les murs et dans la décoration. Une décoration classique mais correspondant à un mode de vie urbain. Des gravures de Paris dans des cadres dorés, des symétries, des cadres photos en argent, une bergère Louis XV, des régules montées en lampe. Un décor typiquement parisien assumé.

Alors à la campagne, donnons à notre maison un air véritablement campagnard !

Oui, mais c'est quoi un air campagnard ?

 

La bonne question serait plutôt :

Quel est précisément pour moi le décor d'une maison de campagne ?

Car il s'agit bien évidemment d'une question toute personnelle : la décoration est TOUJOURS un point de vue personnel, un point de vue soumis à tout un tas d'influences extérieures, à notre vie passée, à nos rêves, à nos perceptions.

Quelle idée me fais-je donc d'une maison de campagne ?

Pour moi, une maison de campagne, ce sont des poules qui se promènent dans un jardin à l'herbe pas forcément bien tondue, une balançoire accrochée à la branche d'un arbre centenaire, de vieux fauteuils en osier, un feu de cheminée, des fauteuils moelleux recouverts de plaids imprimé cachemire, une tarte aux pommes posée sur une ancienne table de cuisine, des chaises en bois recouvertes de coussins en large vichy bleu,  des bottes en caoutchouc qui trainent dans l'entrée, un chapeau de paille oublié dans le jardin, un piano de cuisson, des poutres, des petites fenêtres à carreaux, une glycine qui court sur le mur, un sol en pierre patiné par le temps dans la cuisine, des meubles simples qui ont déjà vécu mille vies, des cadres simples sans dorure.

Telle est l'idée que je me fais de ma maison de campagne et tel est le décor que je vais essayer de créer. Vous me pardonnerez mes idées simplistes très images d'Epinal qui n'ont pas grand chose à voir avec la réalité de la vie à la campagne. Mais la décoration a cela de magique qu'elle permet à tout un chacun de réaliser son propre décor, même si celui-ci est une représentation erronée de la réalité.

Le charme d'un jardin sauvage loin de tout Photographer: Gilles Trillard

Dans notre jardin, barrières en plastique et fauteuils de jardin en polyrotin seront bannis.

Cosy snug; I like the wood burning stove inside the oversized fireplace, because a stove is easier to use and more practical and useful, but a hearth and mantel are more decorative...this has both. (Fire safety improved, too.)

Une influence toute britannique.


 

La hotte maçonnée est soulignée par d’anciens carreaux de ciments, le massif billot provenant de Savoie permet de découper viandes et légume...

Il y a du travail, la cuisine actuelle ne ressemble pas encore à cela.

 

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18 mai 2017

Absolument IN-DIS-PEN-SA-BLES !

Résultat de recherche d'images pour "le jardin d'olaria"En attendant la signature chez le notaire, ainsi que je vous l'ai déjà dit, mon mari fait des stocks de peinture et d'outils. Quant à mes enfants, ils font des listes diverses et variées de choses à acheter, de sorte que nous stockons actuellement un trampoline, un hamac, une moto de cross, des ballons et autres jeux d'extérieur dans notre cave en vue de notre installation prochaine.

Et moi dans tout ça ?

Certes, je trie dans mes affaires ce qui convient davantage à la campagne qu'à Paris : bottes en caoutchoux, bottes de polo en cuir (si, si), terrine en terre cuite, doudoune sans manche pour jardiner à l'automne, etc. Mais jusqu'alors, je n'ai absolument rien acheté. Ce qui est d'ailleurs complètement incroyable.

C'était sans compter la magnifique journée ensoleillée d'hier. J'ai enfilé une jolie robe et une paire de sandales, trotté pour remonter la rue Mouffetard, rejoint la place du Panthéon, descendu la rue Soufflot puis tourné rue de Médicis où je me suis arrêtée au numéro 5 : Le jardin d'Olaria, face au jardin du Luxembourg, l'une de mes boutiques parisiennes préférées. Bien qu'elle soit en plein soleil, il y fait sombre comme dans une caverne aux mille trésors. Une boutique chic où l'on trouve plein de jolies choses pour décorer une terrasse, un jardin ou même un intérieur, pour qui aime les objets avec un petit air ancien voire usé. J'en suis ressortie avec un heurtoir de porte, un pic pour indiquer les plants de ciboulette et un cale-porte avec une petite poule. Bref, que des choses absolument IN-DIS-PEN-SA-BLES !

Hier soir, à la vue de mes trouvailles, mon mari et mes enfants ont affiché un air pour le moins dubitatif...

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15 mai 2017

Critères

Résultat de recherche d'images pour "liste de critères immobiliers"Lorsqu'on décide d'acheter un bien immobilier, il faut définir une liste de critères. Le tout premier critère est, de toute évidence, le lieu d' habitation. S'agissant d'une résidence secondaire, on opte le plus souvent pour un endroit parce qu'on y a de la famille, parce qu'on y va en vacances depuis des années, parce qu'on a un coup de coeur au cours d'un voyage.

Pour nous, rien de tout ça. Nous n'avons jamais, au grand jamais, mis les pieds dans le Gâtinais. Nos critères diffèrent de ceux des habituels acheteurs d'une résidence secondaire ... sauf peut-être d'une partie des acheteurs parisiens d'une maison de campagne. Oui, l'acheteur parisien se distingue des autres : il a mauvais caractère, il est prétentieux, il sait tout sur tout, bref, le Parisien est une tête de chien ; comme le Breton est une tête de con (et je sais de quoi je parle, je suis bretonne pour 1/3, le deuxième tiers est parisien, le troisième normand. Mon tout est un être hybride qui a un caractère de cochon est un être absolument charmant et délicieux.) mais surtout il se distingue parfois par ses exigences dûes à un réseau routier francilien saturé.

Voilà donc le premier critère qui a dicté notre choix : le bien doit se situer à environ 1 heure en train de Paris Gare de Lyon. Pourquoi me direz-vous ? La Gare de Lyon est à 5 minutes de chez nous : nous ne voulons pas avoir à traverser tout Paris pour rejoindre la gare Saint-Lazare par exemple. Nous ne voulons pas devoir sortir de Paris en voiture, nous ne voulons pas nous retrouver tous les vendredis et dimanches soirs dans les bouchons. Nous voulons pouvoir rejoindre notre maison de campagne quand bon nous semble et pas seulement aux vacances scolaires : 1 heure de trajet, c'est tout à fait faisable même pour une journée. Attention, c'est 1 heure de trajet en transilien : pas d'abonnement SNCF, mais un simple pass Navigo, ce qui est une économie conséquente. Nous avons donc pris un plan des transiliens au départ de la gare de Lyon et opté pour la gare de Souppes-sur-Loing : 1 heure 9 minutes de train. A la gare, une voiture, achetée spécialement pour l'occasion nous attend chaque vendredi, qui nous permet de transporter des materiaux, des meubles à retaper et, accessoirement, nos deux enfants. Dix minutes de route plus tard, nous serons dans notre maison.

D'autres critères ont ensuite été listés. Il nous fallait :

  • Une maison de pays avec travaux mais habitables pendant la durée des travaux
  • 3 chambres minimum
  • un jardin de 1500 m2 minimum
  • pas de copropriété
  • pas de mitoyenneté
  • pas de route

Il nous aura fallu une seule journée pour trouver un bien qui corresponde à TOUS nos critères : une ancienne grange de 1850 transformée en maison de trois chambres sur un terrain de 2000 m2. Même le critère "pas de route" a été respecté et au-delà de nos espérances puisqu'il faut s'engager dans un chemin d'herbes privatif qui serpente entre les champs pour arriver à notre maison. Ajoutez à cela une vue dégagée sur la campagne environnante, le cocorico du coq du voisin le plus proche situé à 250 mètres et dissimulé derrière les arbres et bien sûr, mon fameux tilleul. Nous n'avons visité que cette maison lors de notre unique visite dans le Gâtinais et avons signé immédiatement. Une affaire rondement menée, nous savions ce que nous voulions.

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Mon fils ainé faisant la sieste dans le chemin menant à la maison.

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11 mai 2017

Accro

Résultat de recherche d'images pour "pinceaux peinture batiment"Il y a 15 ans, nous nous étions dit : "plus jamais ça !" Nous étions fatigués, épuisés, vidés. Nous ne voulions plus jamais faire de travaux de toute notre vie. Cela avait été si dur. Cela, c'était la rénovation de notre appartement parisien. 

Imaginez : un appartement haussmanien situé au quatrième étage d'un immeuble donnant sur un boulevard. Parquet, cheminée, moulures. Mais aussi un appartement habité par la même personne depuis 1920, ce qui signifie ni salle de bain, ni cuisine (une sorte de baignoire sabot recouverte d'une planche sur laquelle la vieille dame préparait ses repas en journée). Voilà, le décor est planté.

La plupart (non parisiens) me diront : "Et alors, rien de bien compliqué." Mais les Parisiens, eux, savent que rénover un bien à Paris est plus compliqué qu'en province : problèmes pour se garer et décharger les matériaux, problèmes pour monter les 4 étages avec les matériaux sous le bras et problèmes quand ceux-ci trop volumineux ne passent pas dans la cage d'escalier, problèmes pour couler du béton pour les pièces d'eau : nous avons installé une piscine gonflable dans le séjour pour pouvoir faire le béton en utilisant des billes de polystyrène à la place du gravier (le béton normal est trop lourd pour un immeuble haussmanien et vous vous retrouveriez chez votre voisin du dessous), problèmes quand il vous manque un matériau ou du matériel (vous devez vous rendre en voiture jusqu'au magasin de bricolage le plus proche, ce qui vous prend 3 heures à cause des bouchons), problèmes avec les voisins qui n'en peuvent plus de vous entendre cogner sur les murs et le sol.

Le chantier a duré plus d'un an en y travaillant quotidiennement de huit heures du matin à huit heures du soir. Nous avions ce délai à respecter absolument : nous n'avions pas d'autre lieu d'habitation à Paris.

Puis nous avons eu deux bébés qui ont accaparé tout notre temps et nous ont sevrés des travaux.

Seulement voilà, nos bébés ont grandi et entrent dans l'adolescence et notre envie de rénovation et de décoration est réapparue. Mais sans les contraintes de la capitale ! Nous allons pouvoir taper comme des sourds sur les murs sans qu'aucune plainte ne soit déposée, nous nous shooterons à l'enduit, nous snifferons la colle à papier peint. Le magasin de bricolage est à 5 minutes de la maison : nous nous y approvisionnerons chaque week end, Mr Bricolage sera notre dealer. Nous profiterons des beaux jours pour travailler au grand air, hurlant au vent quand nous nous taperons sur les doigts à coup de marteau. Enfin, épuisés par ce dur labeur, nous nous allongerons dans l'herbe les bras grands ouverts respirant l'odeur du colza. Nous prendrons notre temps afin que cette rénovation reste un plaisir. Certes, cela n'empêchera pas les moments d'abattement que toute rénovation engendre inéluctablement, mais nous ne sommes pas tenus à des délais et cela change tout.

Finalement, nous sommes un couple accro aux travaux ...

Image associée

 

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10 mai 2017

Provisions pour l'hiver

 

 

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Après avoir effectué les premières démarches administratives en vue de l'achat de notre maison de campagne, nous sommes impatients de voir tout cela aboutir. Hélas, il va encore nous falloir attendre 83 jours 8 heures 26 minutes 14 secondes. C'est long. C'est affreusement long.

Afin de patienter, nous décidons de faire faire quelques devis : toiture, fosse septique, installation d'un insert dans la cheminée, installation d'une cuisinière à bois, sol en pierre pour la cuisine, aérogommage des poutres ...  Chaque jour il en arrive à la maison et nous pouvons ainsi chiffrer notre rénovation. Autre occupation et non des moindres : nous nous équipons en matériel. Et moi, qui avais jusqu'alors l'habitude de faire ce type de listes de courses :

  • bouteille de prosecco Fiol à la Grande Epicerie du Bon Marché
  • éclair à la vanille chez Marletti, rue Mouffetard
  • vernis à ongles Opi
  • bouquet de pivoines
  • emulsion légère visage Shigeta chez Colette

(Oui, chacun ses priorités !)

Me voilà en train de rédiger un tout nouveau genre de liste :

  • Enduit murs extérieurs
  • Peinture blanche murs extérieurs
  • bache en plastique
  • paniers pour déchets verts
  • bottes en caoutchouc
  • échaffaudage

Et je dois bien avouer que j'y prends un réel plaisir. Il nous arrive même, en cas d'insomnie, d'en discuter avec mon mari à 5 heures du matin. Une fois le soleil levé, nous gambadons jusqu'au Leroy Merlin le plus proche de notre domicile, et dévalisons les rayons de peinture et d'enduit. Dorénavant, les vendeurs nous connaissent et nous annoncent, qui une réduction prochaine sur un rayon, qui une bonne affaire, et nous offrent des tee-shirts Ripolin en guise de remerciement. Nous poursuivons notre route en direction de la caisse, le caddie rempli, réglons et ramenons notre précieux butin à la maison. Et doucement, notre appartement haussmanien prend des airs d'entrepôt Point P : les bottes en caoutchouc trônent fièrement au bout de notre lit, les sacs à déchets font office de plaid et mon mari s'endort amoureusement chaque soir près de sa combinaison de chantier. Vous me rétorquerez que je pourrais très bien mettre tout cela dans ma grande cave. C'est méconnaitre le fait que la cave est déjà pleine de peintures intérieures, de scie sauteuse, de ponceuse électrique, de pinceaux et de spatules.

Quel bonheur de vivre dans un hangar Bricôt Dépot ! Quelle joie, chaque nuit, de se cogner le gros orteil gauche dans un pot de peinture qui traîne et de crier : "Merde, quel est le con qui a laissé le pot de 10 L dans le passage ?" Quelle jouissance de devoir pousser avec force toutes nos trouvailles pour réussir à ouvrir la fenêtre ! J'en rêvais.

83 jours 8 heures 26 minutes 14 secondes, ça va vraiment être long ...

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04 mai 2017

La génèse ou l'envie de tuer un ours depuis la fenêtre de sa cuisine

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Paris, novembre 2016.

Déjeunant le plus souvent seule à la maison, je regarde généralement le journal de BFM. Mais l'actualité récente particulièrement sombre me pousse à zapper à la recherche d'une émission plus distrayante pour accompagner mon dessert, jusqu'à m'arrêter sur la chaine MCS Maison qui propose :

"Nouvelle vie en Alaska".

C'est toujours le même schéma : une famille américaine parcourt des milliers de kilomètres pour finalement s'installer en Alaska où un agent immobilier lui propose de choisir parmi trois biens en vente la maison de ses rêves. Un mélange d'Ushuaïa et de Recherche maison ou appartement version Grand Nord. La famille américaine joue les candides avec découverte des particularités de l'Alaska (le pinpin apprend ainsi qu'il faut toujours emporter des vivres pour trois jours lorsqu'on circule en Alaska afin de survivre, trois jours étant le délai normal pour que les secours se déclenchent et vous retrouvent. Pinpin se sent soulagé de savoir que personne ne lui reprochera d'être en retard pour cause d'élan dans son jardin) ; l'agent immobilier tient lui le rôle du Nicolas Hulot local, c'est à dire moins porté sur la préservaton de la faune puisqu'ici on chasse tout (ours, élan, caribou, chèvre sauvage des rocheuses) autant qu'on veut, comme on veut (au pistolet, au fusil, à la carabine et même à l'arc) et où on veut (sur sa propriété, dans la forêt, dans la montagne, ou même, directement depuis la fenêtre de sa cuisine.) Le but est d'accrocher le plus de bestioles empaillées possible au mur de son salon. On peut aussi faire des sculptures de bois d'élan dans son jardin. Pas sûre que notre Nicolas national apprécierait ce Far West version polaire.

Moi, je suis fascinée et ne raterai pour rien au monde un épisode. J'apprends qu'à moins quarante degrés les muqueuses du nez et les cils gêlent (il faudra donc que j'investisse dans une bonne cagoule dans ma nouvelle vie). J'apprends que les moustiques envahissent l'Alaska l'été, une fois que le permafrost a dégelé (noter sur ma liste de course : crême anti-moustiques). Je surmonte même mon dégoût à l'idée qu'il va falloir dépecer l'ours abattu par mon mari à la chasse : le chasseur doit dépecer lui-même sa proie, c'est l'une des règles de la chasse en Alaska. Malgré tous ces petits inconvénients, je m'y vois bien en Alaska, moi qui ai besoin d'une bouillotte dès que le thermomètre affiche 5°C.

Soudain, ma vie parisienne m'apparait un peu fade et étriquée. Moi aussi j'ai envie de grands espaces et d'animaux sauvages. Des grands espaces un peu moins grands, un peu moins froids, avec une faune un peu moins dangereuse, des nuits un peu plus longues. J'ai une envie furieuse de tuer un lapin à la carabine à plomb depuis la fenêtre de ma cuisine !Résultat de recherche d'images pour "lapin dans un champ"

 

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03 mai 2017

Avril 2017, mois 0

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Tilleul : 1) n.m. (lat. tilia) arbre souvent planté dans les parcs et avenues mon jardin, fournissant un bois blanc, facile à travailler, et dont les fleurs odorantes donnent une infusion sudorifique et calmante. Hauteur : 25 à 30 mètres. Famille des tiliacées.

           2) infusion de fleurs de tilleul.

 

Tout commence avec l'achat de cet arbre majestueux et, accessoirement, de la maison qui va avec. L'un ne va pas sans l'autre. Sans l'arbre, nous n'achèterions pas la maison, sans la maison, nous n'achèterions pas l'arbre. L'association des deux est notre coup de coeur.

L'ensemble est une évidence avant même la barrière d'entrée franchie. Deux minutes ont suffi : je sais, il sait. C'est ici que nous viendrons passer nos week ends dorénavant, c'est là que nous passerons une partie de nos vacances. La visite ne fait que confirmer notre décision. Quinze minutes plus tard, assis sur un banc de pierre composite coincé entre l'arbre et la maison,la décision tombe comme un couperet :

                             -Nous la prenons.

 

Jeudi 21 avril 2017 - 16h 15 : à l'issue de notre seule et unique visite de maison dans la région, nous signons la proposition d'achat.

Samedi 29 avril 2017 - 15h 30 : nous signons le compromis de vente et fixons la signature chez le notaire au samedi 22 juillet 2017.

Mercredi 3 mai 2017 : réception en recommandé avec accusé de réception du compromis de vente.

 

C'est parti ! 

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Maison, mois 0

 

 

 

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